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Grand Rendez-vous de l’Observatoire – Retours sur les moments forts

Grand Rendez-vous de l’Observatoire – Retours sur les moments forts

Pour fêter ses cinq ans d’existence, l’Observatoire Énergies d’Entreprises avait invité des responsables d’entreprises à venir débattre avec quelques uns de ses prestigieux parrains.

« Cette soirée va se dérouler en trois temps, deux tables rondes et un cocktail, au cours desquels nous allons partager, échanger, dialoguer. Merci d’y participer ». C’est sur ces mots que Philippe Commaret, directeur de Marketing B2B, a accueilli la centaine de personnes, principalement des clients d’EDF, qui avaient répondu à l’invitation de l’Observatoire Énergies d’Entreprises pour son grand rendez-vous annuel. Le cinquième ! Et oui, « cinq ans déjà », ainsi que l’a rappelé Philippe Commaret, que l’Observatoire existe, qu’il fédère autour de lui des experts du marché de l’énergie – les parrains -  et qu’il met en ligne sur son site des articles qui sont autant de clés pour comprendre le contexte énergétique. Un contexte compliqué, mouvant, dont les règles ne cessent de changer, comme l’a montré un film projeté en guise de préambule. L’année 2014 y est apparue pleine d’incertitudes : quid des prix de l’électricité après la fin des tarifs réglementés ? C’est pour y répondre que les thématiques des débats étaient orientées vers la problématique d’achat d’électricité et les leviers de compétitivité.

Mais place aux paroles d’experts ! La journaliste chargée d’animer la soirée, Carine Rocchesani, appelle les intervenants de la première table ronde à la rejoindre sur l’estrade blanche : Jacques Percebois, Christian de Perthuis, Jean-Marie Chevalier, tous trois parrains de l’Observatoire et Jean-Jacques Nieuviaert, Conseiller Économie & Marché à l’Union Française de l’Électricité. Présentations et premiers échanges nourris… de considérations géopolitiques – le gaz de schiste américain vient tout chambouler – écologiques – il faudrait intégrer le prix du CO2.

Puis sans transition, deux chefs d’entreprises Marc Madec, directeur Développement Durable à la Fédération de la Plasturgie et des Composites, puis Xavier Denuzière, responsable de production chez Chardon et Couchoud, une entreprise de métallurgie spécialisée dans le traitement de surface, surgissent tour à tour sur un grand écran, via un film vidéo, pour partager leurs inquiétudes. Comment vont se comporter les prix de l’électricité avec la fin des tarifs réglementés en particulier jaune et verts ? Peut-on être alerté en amont des journées d’effacement afin de pouvoir s’organiser ? Les experts ne versent pas dans la langue de bois. « Une augmentation des prix est inévitable » affirme Jacques Percebois. « Mais, nuance Jean-Jacques Nieuviaert, le marché de capacité ne fera pas exploser le système de prix de l’électricité. Bonne nouvelle pour les gros consommateurs d’énergie : ils pourront négocier avec leur fournisseur. Mais devront, quoiqu’il en soit, apprendre à jongler avec l’effacement. La première table ronde se termine sur une note d’espoir, apportée par Christian de Perthuis : la perspective qu’on trouve bientôt le moyen de stocker l’énergie électrique. « Un jour ou l’autre, on saura la stocker » affirme-t-il.

Applaudissements et place à la seconde table ronde.

Carine Rocchesani invite cette fois Bertrand Barré, Claude Haegi, Maximilien Rouer, Denis Clodic, quatre parrains de l’Observatoire, plus Denis Jacquet, président de « Parrainer la Croissance », à la rejoindre. Ils sont attendus pour réfléchir aux meilleures solutions permettant de mieux piloter sa consommation énergétique. Vaste thématique. À réponses multiples.
En effet, selon qu’on évolue dans le secteur agricole comme Lilian Giordano, directeur d’exploitation à la coopérative céréalière de Val de Gascogne, ou dans le secteur tertiaire, comme Fabrice Coquio – président d’Interxion France- Data Center ou Charles Gourio, directeur développement à Smart impulse – trois chefs d’entreprise qui interviennent par vidéo interposée -  les solutions ne sont pas les mêmes. Consommer moins d’énergie quand on est un industriel peut se traduire par d’autres procédés de production, ainsi que le souligne Denis Clodic. « À environnement différent, raisonnement différent ». Cela suppose d’ailleurs parfois des investissements. Comme l’interconnexion de machines énergivores via des outils numériques, ainsi que le préconise Maximilien Rouer : « C’est un moyen de piloter en temps réel l’efficacité d’un process global et donc de mieux maîtriser ses consommations ». Quand on évolue dans le tertiaire, la quête de réduction des coûts de consommation est plus subtile. Car elle repose sur le comportement humain. « Que l’énergie devienne plus chère n’est pas si grave du moment qu’on se concentre sur la valeur de ce qu’on fait » relativise Bertrand Barré. Par ailleurs, il préconise plus de synergie entre les entreprises et du partage de bonnes pratiques d’idées nouvelles. « Il faut ouvrir l’innovation et partager le savoir ». Face aux inquiétudes exprimées par les entrepreneurs, Claude Haegi reste optimiste : l’important, selon lui,  c’est la prise de conscience. « Nous sommes dans un changement de société. L’expression d’une crainte est normale. D’ailleurs, le fait même de s’inquiéter traduit que l’idée du changement est acceptable ».

Applaudissements. C’est à Marc Benayoun, directeur du marché Entreprises chez EDF, que revient la conclusion de ces débats qui auraient pu durer beaucoup plus longtemps, sans une maîtrise serrée du timing. « L’énergie est un levier important de la compétitivité et nous aimerions vous accompagner dans cette démarche ».

Et Marc Benayoun d’inviter le public et les intervenants à poursuivre les débats autour d’un buffet. Ce qui s’est passé…

C’était le mercredi 4 juin 2014 au musée Dapper, à Paris.

Pour en savoir plus :